Les meilleures façons d’atteindre le sommet de la tour Eiffel

Faut-il vraiment encore présenter la Tour Eiffel, cette silhouette qui découpe l’horizon parisien depuis plus d’un siècle ? Son ascension fascine, mais l’expérience, entre files interminables et panorama inégalé, mérite d’être racontée autrement que par un simple dépliant touristique.

La Tour Eiffel à Paris doit-elle encore être présentée ?

😉 Symbole reconnu bien au-delà des frontières, la Tour Eiffel est née en deux petites années pour l’Exposition universelle de 1889. Six millions de visiteurs la gravissent chaque année, ce qui en fait le monument payant le plus fréquenté de la planète. Derrière ce succès, une réalité : l’attente. En haute saison, les files s’étirent et peuvent vite décourager. Cette visite, je l’ai vécue, du sol au sommet. Voici comment profiter au mieux de l’expérience, admirer Paris d’en haut et contourner les pièges de la foule. Suivez ces conseils pratiques pour ne pas perdre votre temps sur le parvis, et savoir enfin ce que l’on aperçoit vraiment depuis les hauteurs de la Dame de fer.

Comment se rendre à la tour Eiffel en métro ?

Se rendre à la Tour Eiffel est d’une simplicité réjouissante : la ligne 6 ou la ligne 9 du métro vous déposent à Trocadéro. Ce point d’arrivée dessert le parvis le plus photographié de Paris, à moins de dix minutes à pied du monument. Autre option, la ligne 6 jusqu’à Bir-Hakeim, ou le RER C, arrêt Champ de Mars, Tour Eiffel, où tous les trains marquent l’arrêt. Pour les adeptes de marche, la ligne 8 s’arrête à École Militaire, à l’autre bout du Champ de Mars.

Comment visiter la tour Eiffel ?

Les différentes options pour visiter la tour Eiffel

Voici les quatre façons d’organiser votre visite, avec des tarifs qui grimpent à mesure que vous prenez de la hauteur :

  • Gravir les 1er et 2e étages à pied par les escaliers
  • Rejoindre les 1er et 2e étages en ascenseur
  • Combiner escaliers jusqu’au 2e puis ascenseur jusqu’au sommet
  • Rejoindre directement les trois étages par ascenseur

Impossible d’atteindre le sommet sans emprunter l’ascenseur depuis le 2e étage : la rampe finale est réservée à la maintenance et aux situations d’urgence. Ce règlement exclut malheureusement les personnes en fauteuil roulant de l’accès au sommet, une décision contestée mais toujours d’actualité pour des raisons de sécurité. À noter aussi : si vous choisissez la montée à pied, la descente doit également s’effectuer à pied. Seuls ceux qui montent en ascenseur peuvent redescendre tranquillement par les marches. Il faut donc s’assurer d’avoir la forme pour affronter les 674 marches et les 116 mètres de dénivelé.

La vue depuis le 2ème étage est-elle suffisante ?

Le pilier nord vu d’en haut, depuis le 3e étage, pose la question que beaucoup se posent : le deuxième étage suffit-il ? Les photos parlent d’elles-mêmes, mais soyons honnêtes : le sommet offre un panorama bien plus vaste. Le deuxième étage dévoile déjà un large champ visuel, mais rien ne remplace le vertige du sommet, à condition de ne pas être trop sensible aux hauteurs. Ici, l’espace se rétrécit, l’impression de flottement s’accentue, même si tout est sécurisé.

À quelle distance peut-on voir du haut de la tour Eiffel ?

Par temps clair, la vue porte jusqu’à 85 kilomètres dans certaines directions.

En pratique, la visibilité dépend du relief et du temps. Rambouillet, au sud-ouest, se devine à plus de 40 kilomètres, alors que Versailles, pourtant plus proche, disparaît derrière la forêt de Meudon. Vers l’ouest, les collines boisées limitent la vue, mais dans la plupart des directions, le regard porte jusqu’à 15 ou 20 kilomètres. Pour les curieux, deux cartes détaillées des paysages visibles depuis la tour existent depuis 1889 et sont accessibles sur le site des bibliothèques municipales spécialisées de Paris.

Quand visiter la tour Eiffel ?

Météo clémente et visibilité dégagée, c’est l’idéal. Mais attention aux fortes chaleurs, qui s’accompagnent souvent de brume et réduisent la portée du regard. Les conditions sont généralement optimales une à deux heures avant le coucher du soleil : vous profiterez d’un Paris lumineux, puis d’un panorama nocturne lorsque la ville s’illumine. Côté affluence, c’est en matinée avant 11h ou en soirée après 20h que la foule se fait plus rare, hors périodes de vacances, bien sûr.

Comment visiter la tour Eiffel sans attendre ?

Éviter les files d’attente, c’est possible, à condition de réserver vos billets à l’avance. La capacité du sommet étant limitée, réserver en ligne est vivement recommandé. Surtout ne passez pas par des sites tiers, souvent plus chers et peu fiables. Sur le site officiel de la Tour Eiffel, réservez votre créneau sans frais cachés. N’attendez pas la veille : même hors saison, il faut souvent compter plus d’une semaine d’anticipation pour obtenir une place, surtout pour le sommet.
En avril, lors d’une visite en semaine, il m’a fallu dix minutes pour passer le contrôle, quinze pour l’ascenseur principal, puis une vingtaine pour le second ascenseur menant au sommet, un scénario plutôt favorable. À noter : seuls les billets avec accès ascenseur sont disponibles en ligne. Pour la montée à pied, il faudra acheter le ticket sur place, au pilier sud. Depuis l’été 2019, la réservation en ligne est enfin possible, un vrai progrès.

😉 Visites guidées de la Tour Eiffel avec billets coupe-file

Pour ceux qui préfèrent une expérience encadrée, il existe des visites guidées et des offres combinées avec croisière sur la Seine ou autres activités pour optimiser votre passage.

Durée de la visite de la tour Eiffel

Le site officiel estime le temps de visite à 1h30 pour le 2e étage et 2h30 pour le sommet, c’est vraiment un minimum. Entre les files d’attente, la montée et la découverte des différents niveaux, il faut compter facilement quatre heures pour tout explorer, surtout si vous prenez le temps de photographier chaque panorama. Ceux qui optent pour l’ascension à pied jusqu’au 2e étage prévoiront 30 à 45 minutes d’effort, selon la forme. Pour les plus sportifs, une course annuelle baptisée « Tour Eiffel verticale » propose de gravir les 1665 marches en moins de huit minutes, un exploit !

Vendeurs en fuite et pickpockets

Les abords de la Tour Eiffel concentrent tout ce que Paris peut offrir de moins reluisant côté tourisme : vendeurs à la sauvette, pickpockets, arnaques aux pétitions. Les forces de l’ordre sont souvent présentes mais rarement interventionnistes. Ne cédez jamais à la tentation d’acheter un souvenir à la volée, sous peine de repartir avec une contrefaçon, voire pire. Gardez toujours un œil sur vos affaires, même sur la tour.

Billets : prix de la Tour Eiffel 2021

Les tarifs ont littéralement explosé depuis novembre 2017, en partie pour financer le mur de verre censé protéger le site contre les menaces extérieures. Ce dispositif ralentit encore l’accès, en ajoutant un nouveau contrôle et une deuxième file d’attente… tout en faisant grimper les prix.

  • L’ascension au sommet par ascenseur coûte désormais 25,90 € (contre 17 € en 2017)
  • La montée au sommet avec escaliers jusqu’au 2e puis ascenseur revient à 19,70 €
  • L’accès aux 1er et 2e étages par ascenseur s’élève à 16,60 €, et 10,40 € à pied

Réductions et pourboires à la Tour Eiffel

  • Demi-tarif pour les jeunes de 12 à 24 ans inclus
  • Tarif réduit (soit un quart du prix plein) pour les enfants de 4 à 11 ans et les personnes en situation de handicap
  • Entrée gratuite pour les enfants de moins de 4 ans et les bénéficiaires du RSA
  • À noter : les demandeurs d’emploi ne bénéficient plus d’aucune réduction depuis la dernière hausse des prix

De bonnes affaires pour des billets pas chers pour visiter la Tour Eiffel ?

Oubliez les remises exceptionnelles ou les offres à prix cassés sur la Tour Eiffel. Sa renommée suffit à remplir les caisses, sans avoir besoin de promotions ou de deals sur les sites de bons plans.

Horaires de la Tour Eiffel

Accessible tous les jours de l’année (sauf le 14 juillet), la Tour Eiffel ouvre ses portes de 9h30 à 23h45, et jusqu’à 00h45 de mi-juin à début septembre, sauf si la météo vire à la tempête. Les caisses ferment 45 minutes avant la fermeture, et l’accès au sommet n’est possible que jusqu’à 22h30 (23h en été). Hors été, l’accès par les escaliers ferme à 18h30.

Visitez la tour Eiffel

Premier obstacle : l’enceinte de verre blindé et ses contrôles de sécurité qui peuvent s’éterniser. Ceux qui n’ont pas acheté leur billet en ligne font la queue à la billetterie. Un second contrôle attend tout le monde au pied de la tour, puis c’est la fameuse file d’attente pour l’ascenseur. Ceux qui optent pour les escaliers jusqu’au 2e étage s’épargnent cette dernière attente, au prix de quelques courbatures.

Avec une réservation en ligne, une file dédiée accélère le passage aux contrôles et permet de franchir plus vite les guichets, souvent embouteillés.L’accès aux ascenseurs s’effectue aussi plus rapidement pour les détenteurs de billets électroniques.

Pour atteindre le sommet, il faut changer d’ascenseur au 2e étage, et là, plus de coupe-file : tout le monde attend, parfois jusqu’à 45 minutes. Mais l’effort est récompensé : la montée finale, rapide et impressionnante, donne accès à un panorama spectaculaire depuis la galerie couverte. Il faut encore gravir quelques marches pour accéder à la galerie extérieure, perchée à 279 mètres, et découvrir Paris dans toute son ampleur. La plupart des monuments se distinguent, mais il n’est pas toujours évident de tous les reconnaître. Heureusement, on peut s’appuyer sur quelques repères pour s’orienter ; chaque pilier indique un point cardinal.

Au nord-ouest

La perspective s’ouvre sur le palais de Chaillot, puis sur le quartier de La Défense qui se découpe au loin, derrière le bois de Boulogne. On distingue la Fondation Vuitton, les immeubles de Neuilly-sur-Seine, la tour de l’ancien hôtel Concorde-Lafayette, et, à l’horizon, la butte de Cormeilles et sa carrière de gypse. À l’ouest, le paysage se fait plus vert : au-delà du bois de Boulogne, le mont Valérien domine Nanterre et Suresnes, puis la forêt de Saint-Germain-en-Laye ferme la perspective dans la boucle de la Seine.

Dans le nord-est

La vue embrasse ici la plupart des grands monuments de Paris : l’Arc de Triomphe, les tours de Levallois, la forêt de Montmorency, la colline de l’Isle-Adam au loin. Sur la droite, le nord des Champs-Élysées, le parc Monceau, et la tour (peu flatteuse) de la Haute Cour de la Porte d’Asnières.

Un peu plus loin, la colline de Montmartre et le Sacré-Cœur s’imposent. Derrière, l’aéroport du Bourget et, sur le même axe, l’aéroport Charles-de-Gaulle avec ses tours de contrôle. Au premier plan, le Grand Palais et son toit de verre, la place de la Concorde, l’église de la Madeleine et l’opéra Garnier. Plus à droite, le jardin des Tuileries puis le Louvre, facilement repérable.

En face, sur la rive gauche, les toits du musée d’Orsay. Derrière le Louvre, la verrière des Halles, le centre Pompidou et, plus loin, le vaste cimetière du Père-Lachaise, plus grand espace vert de Paris intra-muros. Sur l’île de la Cité, on repère la tour Saint-Jacques, la Sainte-Chapelle, la cathédrale Notre-Dame et le palais de justice.

Dans le sud-est

Le regard file sur le Champ-de-Mars, l’école militaire puis la tour Montparnasse, entourée des bâtiments du complexe Maine-Montparnasse. À droite, le cimetière Montparnasse, à gauche, les tours du 13e arrondissement. Plus loin, le dôme de l’Observatoire de Paris, le Panthéon, le jardin du Luxembourg, l’église Saint-Sulpice, et le dôme doré des Invalides.

En arrière-plan, le dôme de la Sorbonne, la tour de l’université de Jussieu, les tours de Bercy. Sur l’horizon, le bois de Vincennes, la tour de Chennevières, les quatre tours de la Bibliothèque nationale de France, et le dôme du Val-de-Grâce.

Dans le sud-ouest

La Seine trace la frontière entre le 15e et le 16e arrondissement. Au premier plan, les tours de Beaugrenelle rappellent les années 1970. Le 15e, le plus peuplé de la capitale, s’étend au sud, sans monument marquant. On repère le parc André-Citroën et son ballon captif, puis Issy-les-Moulineaux et Boulogne-Billancourt. Au loin, la colline de Meudon domine le paysage avec sa tour de télévision.

Que visiter au sommet de la tour Eiffel ?

La galerie extérieure du sommet, parfois appelée 4e étage, réserve quelques surprises. Un bar à champagne attire la curiosité, surtout des visiteurs venus d’Asie, tandis que des toilettes sont disponibles (mais pas d’eau potable). On peut aussi découvrir une reconstitution du bureau de Gustave Eiffel, avec des personnages en cire représentant notamment Thomas Edison. Le sommet abrita jadis une station météo et servit aux premières expérimentations de télégraphie sans fil. Aujourd’hui, une forêt de 116 antennes pour la télévision et la radio prolonge la tour jusqu’à 324 mètres. Si la question des ondes vous préoccupe, sachez qu’ici, la puissance cumulée dépasse largement celle d’un simple téléphone portable. Fait étonnant : à cette hauteur, la rumeur de la circulation disparaît presque totalement.

😉 Visitez le 2ème étage de la tour Eiffel (116 m)

Après avoir profité du sommet, la descente vers le 2e étage offre un autre point de vue. Moins spectaculaire, il permet de mieux apprécier certains détails, comme la colline de Montmartre qui ressort davantage. Ce niveau accueille un bar à rafraîchissements, une boutique de souvenirs, un bar à macarons et le célèbre restaurant Jules-Verne. Y réserver une table relève souvent du parcours du combattant, et les prix laissent songeur, mais l’expérience promet d’être mémorable pour qui en a les moyens.

😉 Visitez le 1er étage de la tour Eiffel (57 m)

Beaucoup de visiteurs, fatigués ou pressés, négligent le 1er étage. C’est dommage, car il réserve plusieurs curiosités. Un sol en verre permet de marcher dans le vide, sensation garantie. On y trouve aussi une exposition sur la construction de la tour, et une section de l’escalier d’origine, tandis qu’une autre partie gît à Moscou, anecdote peu connue. Ceux qui n’ont pas le budget pour le Jules-Verne peuvent se tourner vers le restaurant « Le 58 », accessible pour déjeuner ou dîner.

Pour une pause rapide, les bars proposent des rafraîchissements à des tarifs étonnamment abordables. La descente peut s’effectuer en ascenseur ou à pied, un bon moyen d’observer les détails structurels de la tour. Avant de quitter les lieux, un détour par l’étang à la base permet d’apercevoir les canards qui ont élu domicile là, clin d’œil inattendu en plein Paris.

Avis sur la Tour Eiffel

La Tour Eiffel reste l’endroit où l’on embrasse d’un regard Paris et sa région, avec une ampleur inégalée. Mais elle impose ses contraintes : météo capricieuse et foule dense en toute saison. Pour profiter pleinement de la visite, privilégiez une journée claire, ni trop chaude ni trop venteuse, et réservez à l’avance. Le dilemme, c’est de devoir anticiper sa venue sans garantie sur le temps. Attendre le jour parfait, c’est risquer de patienter des heures à la caisse. Réserver à l’avance, c’est s’en remettre à la chance côté ciel. À chacun de trancher, mais une chose est sûre : la tour sait toujours récompenser ceux qui osent prendre de la hauteur.