Consulter un psychologue en ligne face aux angoisses nocturnes

Aussi connue sous le nom de détresse nocturne, l’anxiété nocturne se produit souvent lorsqu’une personne est obsédée par un évènement ou lorsqu’elle s’inquiète trop. La personne se sent anxieuse toute la nuit et finit par avoir du mal à dormir. Résultat, la journée est encore plus stressante et l’anxiété s’intensifie au fil du temps. Dans certains cas, l’intervention d’un psychologue est nécessaire.

Pourquoi souffre-t-on d’anxiété nocturne ?

L’anxiété, ce sentiment d’inquiétude et de nervosité, fait partie du vécu de chacun. Elle surgit naturellement, un réflexe face à la pression. Mais parfois, elle s’installe. Elle grappille du terrain, surtout la nuit, quand tout s’apaise à l’extérieur et que le mental, lui, s’agite. Plusieurs études concordent : le manque de sommeil et l’anxiété se nourrissent l’un l’autre, formant un cercle qui épuise.

Quels sont les symptômes de l’angoisse nocturne ?

L’angoisse nocturne ne constitue pas une catégorie à part dans le vaste spectre de l’anxiété. Pourtant, elle se manifeste par une série de signes récurrents, repérables chez ceux qui la traversent.

Symptômes physiques

Le corps réagit d’abord. Les palpitations, la sueur qui perle, les vertiges ou la sensation d’étouffer s’invitent dès que la nuit tombe. Ces manifestations peuvent surprendre par leur intensité.

Crises de panique nocturne

Chez certains, la nuit s’accompagne de véritables tempêtes intérieures. La panique surgit, incontrôlable, donnant l’impression de perdre pied ou de frôler le pire.

Rumination

Impossible de décrocher. Les pensées tournent en boucle autour de soucis d’argent, d’un souvenir douloureux ou de conflits non résolus. Cette rumination transforme l’oreiller en champ de bataille.

Courbatures

La tension s’infiltre dans le corps. Mâchoires serrées, maux de tête, oppression dans la poitrine : la souffrance psychique laisse ses traces physiques.

Terreurs nocturnes ou cauchemars

Le sommeil, quand il vient, reste fragile. Cauchemars récurrents, sursauts, réveils en sursaut : l’esprit ne trouve pas de répit, et le retour au calme se fait attendre.

Manque de contrôle sur les pensées

Les pensées échappent à toute tentative de maîtrise. Plus on essaie de les chasser, plus elles s’imposent, accentuant la spirale anxieuse.

Comment calmer les crises d’angoisse ?

L’auto-suggestion selon la méthode Coué

La méthode Coué s’appuie sur la force de la pensée positive et de l’auto-conviction. L’idée : cesser de subir, se donner l’ordre d’aller vers le mieux. Au lieu de marteler « je ne veux plus d’insomnies », il s’agit de s’affirmer « je vais dormir ». Cette technique peut être pratiquée seul ou accompagné d’un coach comportemental. Elle se combine souvent à la sophrologie, à des exercices de respiration ou à la méditation, toujours dans l’optique de relâcher la pression et de reprendre la main sur son imaginaire. Passer du « je subis » au « je décide », voilà le socle de cette démarche.

Faire appel à un psychologue pour soigner les angoisses nocturnes

Parler à un psychologue, c’est franchir une étape vers la compréhension et l’apaisement. Cette démarche s’appuie sur des professionnels diplômés, reconnus par leur numéro ADELI, preuve de leur formation et de leur habilitation à exercer. L’objectif : permettre au patient de sortir de la souffrance et de retrouver une forme de liberté intérieure. Avec l’essor de la téléconsultation, il est aujourd’hui possible de recevoir ce soutien sans quitter son domicile. Un simple rendez-vous en ligne, et l’espace de parole s’ouvre.

Lors d’une consultation avec un psychologue, la première étape consiste à poser les mots sur ce qui pèse. Le praticien guide ensuite le dialogue, aide à faire le lien entre les difficultés actuelles et l’histoire de la personne. Par exemple, il pose des questions pour mettre au jour les mécanismes qui entretiennent l’angoisse, aidant peu à peu à reprendre le contrôle.

Des gestes au quotidien pour calmer une crise d’angoisse la nuit

Adopter différents réflexes peut réellement atténuer l’anxiété nocturne, surtout entre deux séances. Voici plusieurs pistes concrètes à explorer pour apaiser le mental et retrouver un sommeil plus serein :

  • Définir une intention claire : Trop souvent, on agit en pilotage automatique, sans s’interroger sur ce que l’on souhaite vraiment. Commencer par définir ce qu’on attend de sa journée, ou de sa nuit, permet de se recentrer et de mieux orienter ses efforts.
  • Vivre dans le présent : L’esprit a tendance à vagabonder, à s’attarder sur hier ou à anticiper demain. S’ancrer dans l’instant, observer ce qui se passe ici et maintenant, aide à chasser une partie du stress qui s’invite à la nuit tombée.
  • Prendre un vrai temps de détente : Les pauses ne sont pas un luxe, elles sont nécessaires. S’accorder régulièrement quelques minutes pour souffler, méditer ou simplement s’étirer, c’est offrir au cerveau un sas de décompression.
  • Préparer sa journée à l’avance : La liste des tâches du lendemain envahit parfois l’esprit dès que la lumière s’éteint. Noter sur papier ce qu’il reste à faire peut alléger la charge mentale et limiter les ruminations nocturnes.
  • Créer une bulle de détente personnelle : Instaurer une routine du soir, qu’il s’agisse de relaxation, de lecture ou d’un bain chaud, aide à signaler au corps qu’il est temps de ralentir. Un environnement apaisant, une tisane ou quelques pages d’un livre suffisent parfois à faciliter l’endormissement.

Chacun avance à son rythme dans la nuit, mais il existe des chemins pour retrouver le calme. À force de petites victoires, la lumière finit toujours par percer l’obscurité, même dans les heures les plus silencieuses.